Arrêtez avec le Japon !

Ken vs E. Honda – Street Fighter 2, Capcom©

 

>> Le message est bien reçu chers abonnés, chers lecteurs. On a compris !

Mais si on écoutait et on appliquait à la lettre les envies de nos abonnés, il faudrait qu’on réduise un peu nos exigences pour essayer de trouver malgré tout de soi-disant opportunités en France pour le portefeuille daubasses 2. Parce que la grande majorité de nos abonnés sont français et se sentent en sécurité avec des actions de sociétés françaises en portefeuille. Et en fait… et bien non. Tant pis si nos abonnés et lecteurs sont (temporairement) déçus. Depuis 2008, les daubasses n’ont jamais fait dans le consensus et ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer. Bien au contraire !

On cultive un esprit contrariant, même avec nos abonnés et nos lecteurs. C’est rare ! C’est d’ailleurs pour cela que nos abonnés… s’abonnent aux daubasses !

 

Les daubasses ne font pas comme les autres

Il est donc absolument hors de question d’être consensuel et de chercher à tout prix (dans le sens « à n’importe quel prix ») des daubasses uniquement françaises. Il y a en a déjà pas mal en portefeuille (7 dans le portefeuille daubasses n°2 et 6 au sein des Pépites PEA). Si depuis février 2019, toutes nos recherches d’actifs bradés nous font systématiquement tomber sur des sociétés japonaises, c’est tout simplement parce que le marché japonais propose les plus grosses décotes actuelles, tous marchés actions confondus. Alors, rationnellement, nous achetons ces supers décotes sur actifs, souvent rentables en plus. Pile-poil notre cœur de cible. Le pays du Soleil-Levant regorge de vraies, d’authentiques daubasses.

Si nous chassons la daubasses c’est avant tout par passion. Une espèce de hobby, difficile à cerner pour beaucoup de personnes, qui consiste à détecter des anomalies, des incohérences de valorisations pour des raisons plus ou moins évidentes, en parfaite contradiction avec la théorie d’efficience des marchés. Il faut dire que nous ne goûtons guère à l’hypothèse d’intégration de toute l’information à tout moment sur les plus petites sociétés cotées, moins suivies et avec une liquidité moindre. Du pain béni pour des investisseurs particuliers !

Au-delà de cette envie qui nous est propre de chercher – et trouver !, de temps en temps – des actifs soldés, vous nous avez aussi, cher(e) abonné(e), en vous abonnant, investi d’une mission. Celle de vous fournir tout au long de l’année des pistes d’investissement originales.

 

Raisonner sans frontières pour trouver ses idées d’investissement en bourse

Et si des abonnés ne sont pas contents de nos derniers achats, nous le regrettons vraiment. Néanmoins, il ne faut pas faire de sentiment en bourse, patriotique ou autres. Ce qui compte, c’est d’avoir un process carré et de le respecter, afin de performer à long terme. Et en ce qui concerne les plus grosses décotes patrimoniales, avec la plupart du temps des niveaux de trésorerie indécents en plus de bénéfices et de réels gros flux de trésorerie positifs, c’est hors de France, et de Belgique, qu’il faut aller les chasser. Notez que les daubasses sont originaires de Belgique (de Wallonie pour être précis, terre de l’Orval), et que nous faisons donc preuves d’une grande ouverture d’esprit en allant quasiment systématiquement dénicher des sociétés en dehors des frontières wallonnes.

Alors, on a beau lire les mails de mécontentement de certains abonnés, mais le rationnel prend rapidement le dessus : c’est au Japon qu’il y a aujourd’hui les plus belles décotes. Point. Des offrandes qui n’ont plus été vues dans l’histoire des daubasses depuis environ 10 ans.

Nous demander de renoncer au Japon, ou de freiner sur cette zone géographique, c’est nous demander de ne plus chasser la daubasse. Ou alors avec des limites. Aujourd’hui, c’est le Japon, avant c’était le Canada, et encore auparavant la Suisse, … demain ce sera un autre pays. Tant mieux ! Il faut être mobile pour se donner les moyens de saisir les plus belles opportunités d’investissement.

Certains abonnés adhèrent à 100% avec l’approche daubasses qui peut être résumée ainsi : acheter de la décote ou qu’elle soit (flexibilité géographique et sectorielle). Ces abonnés sont extrêmement fidèles et en ont profité dernièrement pour prolonger leur abonnement de 2 ou 3 ans.

Au contraire, d’autres abonnés n’ont pas prolongé leur abonnement ou ne vont pas reprendre un abonnement à cause de la japonisation du portefeuille. Dommage pour nous… mais surtout pour eux ! Si vous avez adopté, et que vous appréciez les daubasses et la méthode d’investissement associée, c’est parce que vous savez qu’on va là où peu d’investisseurs vont… et que souvent, cela fonctionne, quand on est méthodique et qu’on laisse le temps faire les choses.

 

PEA… mon précieux !

Pour les titres PEAables (européens), les Pépites PEA sont là. Pour le reste, l’achat d’actifs tangibles au rabais, le portefeuille daubasses 2 remplit ce rôle à merveille. Si le Japon prend de plus en plus de la place aujourd’hui, ce n’est pas du tout une conviction ou un coup de foudre avec ce pays. Simplement, les ratios les plus intéressants concernent les petites sociétés japonaises. Mr le Marché a massacré les cours des plus petites sociétés japonaises cotées, et, comme d’habitude, les daubasses répondent présents pour les ramasser, tout au fond des poubelles de la bourse.

Si vous évitez les actions japonaises pour une problématique de courtier, vous avez la possibilité d’utiliser le même courtier que nous : Degiro (avec le parrainage, vous gagnez 20 EUR de frais de courtage).

 

Mettre tous ses œufs au chaud, au fond du panier

Voici notre vision des choses. Pour nos daubasses japonaises, nous appliquons la recette historique :

1) On achète toujours nos daubasses à prix massacré ;

2) On les garde ensuite bien au chaud, au fond du portefeuille ;

3) Et en bonne mère-poule, on les couve jusqu’à résurgence des cours.

Ok, parfois l’œuf est creux et ne va rien donner. Mais avec la quantité d’œufs couvés, il y a des chances d’avoir dans le lot quelques belles surprises.

Le mot de la fin : acheter vos œufs pas chers, le moins cher possible même, regroupez-les et couvez-les quelques trimestres le temps qu’on vienne vous les réclamer.

Ensuite, ce sera blanc ou noir : soit vous détesterez le Japon à jamais… soit vous ferez partie des abonnés qui vont se réabonner pour 10 ans… parce que la pêche a finalement été fructueuse et que la patience a payé plus qu’espérée !


— Il y a actuellement (début septembre 2019) 7 sociétés japonaises en portefeuille présentant un potentiel moyen pondéré de +201% —

Pour aller plus loin :

📰 Japon : Fitch confirme la note A et maintient la perspective stable

📺 Bourse : Japon, une opportunité à saisir !

📺 Arguments en faveur des actions japonaises (Comgest Growth Japan)

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7 réflexions au sujet de « Arrêtez avec le Japon ! »

  1. Merci pour cette précision qui rassure, je pense qu’il faut en effet rester fidèle à votre approche ! (Ceux qui n’apprécient pas le Japon ou un pays en particulier n’ont aucune obligations d’investir dans ces actions d’ailleurs.)

    Pouvant être qualifié d’extremiste de la valeur je serai même d’ailleurs d’avis d’aller plus loin en supprimant le portefeuille PEA (ayant pourtant moi même un PEA) : Avoir un seul « vrai » portefeuille Daubasse selon les critères qui ont fait votre succès comme à l’époque et si les actions sont éligibles au PEA tant mieux, sinon tampis …
    Le fait de choisir des actions sur un aspect prioritairement fiscal/géographique en lieu et place de la valeur/prix/gestion d’une entreprise me parait déjà déroger au principes de base et monopolise des ressources quant à la recherche/suivi qui pourraient être focalisées sur les vraies Daubasses (mais c’est peut être mois qui suis trop rude au niveau du process … 🙂 ).

    Signé : Un abonné qui a récemment renouvellé pour 2 ans.

    1. Bonjour Romain,

      Merci pour votre commentaire et votre fidélité.
      On veut plus d’extrémistes comme vous !

      Les avis des abonnés, en accord ou pas avec nos propos, sont toujours intéressants. Le débat fait grandir.

      Justement, nous allons à 100% dans votre sens : Les Pépites PEA ont un rôle de soupape ! 😉
      Ce portefeuille permet de faire autre chose que de la « vraie » daubasse. L’approche est complémentaire aux daubasses 100% pur jus du portefeuille daubasses 2, dans le sens où il y a plus de situations spéciales et de sociétés à fortes capacités bénéficiaires, et un peu moins de décotes d’actifs pures. Les adeptes du seul PEA y trouvent leur compte. Super !

      Vous pouvez ignorer le portefeuille Pépites PEA. Il faut voir ce portefeuille comme un plus. Du bonus quoi.

      Ne vous trompez pas, nous ne souhaitons faire aucune concession et on devrait continuer à faire nos courses au Japon. Trop d’opportunités tentantes présentes là-bas… les décotes sont incroyables ! A suivre…

      Vous noterez d’ailleurs qu’on pourrait faire quasiment la même remarque avec la Corée du Sud. Avec d’aussi belles décotes mais beaucoup moins de sociétés (place boursière moins grosse qu’au Japon). Le seul hic est d’ordre technique : notre courtier ne nous donne pas accès à la Corée… Bref, tout ça pour dire qu’on ne fait pas une fixette sur tel ou tel Pays, nous sommes juste motivés par les ratios (les plus décotés, aberrants, irrationnels possibles). Et notre boussole daubasses est claire : « en avant toute vers le Japon ! »

  2. Je fais partie de ces fidèles abonnés qui viennent de renouveler leur abonnement et je ne peux que vous encourager à continuer dans cette voie et à rester fidèle à votre approche.

    J’étais moi-même assez réticent à l’idée d’investir au Japon et je m’étais contenté de survoler brièvement vos premières analyses de Daubasses japonaises. Je me disais que le Japon c’était pas pour moi : la barrière de la langue, une culture trop éloignée de la nôtre… Sans compter que leurs tickers sont des numéros et pas des lettres… J’étais désemparé 🙂

    Mais lorsque j’ai commencé à regarder d’un peu plus près les données chiffrées et que j’ai accepté de mettre de côté mes appréhensions, je me suis très vite ravisé. Lorsque l’on peut acquérir des actifs tangibles (cash, créances, stocks, immobilier…) avec de tels rabais, en bon chasseur de daubasses, il n’est pas possible de rester indifférent et finalement peu importe que l’on soit au Japon et je dirai même tant mieux. Le Japon est quand même la 3ème puissance économique mondiale et le Yen fait toujours office de valeur refuge.

    Les décotes offertes à l’heure actuelle sur le marché des small cap japonaises sont selon moi exceptionnelles et je ne vais pas m’en priver. Le Japon représente désormais une part significative de mon portefeuille alors que ce marché m’était encore inconnu il y a tout juste quelques mois…

  3. Merci Cyril pour le retour.

    Et oui, nous aussi, a priori, on avait pas franchement envie d’aller fourrer nos sales pattes au pays du Soleil Levant… On peut trouver tout un tas de bonnes raisons de ne pas y aller…

    Mais quand on a vu que notre nouveau broker permettait d’y aller ET après être tombé sur des chiffres incroyables (introuvables aux US et en Europe) : décotes + quantité de titres disponibles, on a tout de suite été happés par ce marché !

    On pensait avoir tout vu, mais il nous arrive encore de dénicher quelques décotes extrêmes par-ci, par-là.

    >> Il devrait y avoir une 8ème ligne japonaise dans le portefeuille d’ici peu… 😉

  4. Je n’interviens pas souvent, malgré que je sois un très ancien abonné.
    Je précise aussi que j’ai des divergences d’opinion quant aux méthodes parce que je suis peu patient, mais quant au japon, j’ai pris un certain temps avant de m’y intéresser mais depuis un mois, je me suis lancé et je conseille fortement ce marché qui permet des gains rapides. Il y a une daubasse recommandée par un gros investisseur américain qui explose, une autre qui monte bien aussi et il est facile de trouver beaucoup d’actions sans dettes, du cash, du bénéfice. Gagner 20 % rapidement est possible ; il y a pas mal de sites qui suivent ce marché, la langue n’est pas un souci.

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