Archives de catégorie : Généralités sur les Marchés Actions

L’élève de l’élève devenu maître

Nous aimons vous présenter les grands investisseurs « value » que nous respectons … nous devrions dire les grands investisseurs « deep value », ceux qui, comme nous, traquent la daubasse.

Ces investisseurs sont intéressants pour nous à deux titres :

– Tout d’abord, ils nous offrent des enseignements intéressants pour nos propres politiques d’investissement

– Ensuite, par leur réussite, ils nous permettent d’avoir la confirmation concrète et tangible (vous savez que nous adorons le tangible) que l’achat de mégots de cigare, de rebus de poubelle, de ferrailles, de vieux débris, … bref de daubasses, ça peut rapporter. Continuer la lecture de L’élève de l’élève devenu maître

Participez à notre réflexion : quelle est l’utilité de l’effet de levier pour l’investisseur ?

Dans nos pérégrinations sur le net, nous sommes tombés sur cet article qui nous a paru des plus intéressants.

Que dit-il cet article ? 

En résumé, il explique que l’époque « post daubasses » de Warren, celle au cours de laquelle l’oracle d’Omaha a transformé son approche de l’investissement pour ne plus acquérir des mégots de cigares en tant que tels mais plutôt des « entreprises extraordinaires à un prix ordinaires » a été marquée par un avantage compétitif essentiel, un des ces avantages qui a fait la différence avec n’importe quel portefeuille traditionnel.

Comme vous le savez, Berkshire Hataway, depuis son acquisition par « le meilleur investisseur de tous les temps » est progressivement passé du statut de « entreprise-textile-en-redressement-mégot-de-cigare » à celui de compagnie d’assurance et de réassurance.  Continuer la lecture de Participez à notre réflexion : quelle est l’utilité de l’effet de levier pour l’investisseur ?

La diversification géographique académique aux antipodes de l’investissement dans la valeur ?

Nous aurions d’ailleurs pu formuler le titre de cet article de cette manière : « la diversification géographique académique est-elle compatible avec l’investissement dans la valeur ? »

Cet article est un peu la suite de celui de la semaine passée dans lequel Bill Gross nous annonçait qu’il fallait oublier pour les 100 prochaines années des rendements de 7% sur les Big Caps US comme ce fut le cas les 100 années précédentes. Et son principal argument était de dire que la croissance de la capitalisation boursière US avait été plus rapide que la croissance PIB Us.

Si nous avons pris la peine d’écrire un petit texte sur le sujet, c’est que nous avions trouvé dans les affirmations de Bill Gross une certaine logique, voire du bon sens. Ce qui ne nous a évidemment pas empêché d’apporter quelques nuances, modestement contradictoires mais surtout de vérifier dans quelle mesure nous étions concernés par cette prévision pour nos investissements en « Daubasses ». Continuer la lecture de La diversification géographique académique aux antipodes de l’investissement dans la valeur ?

Ecomérage, la fin d’un culte : les actions ne rapporteront plus 7% à long terme

Vous savez tous, cher lecteur que nous ne sommes pas des « as » de la macroéconomie. Ce n’est pas vraiment que nous n’y comprenons rien de rien mais nous pensons seulement, qu’il y a tellement d’éléments qui entrent en ligne de compte et surtout qui changent en permanence et parfois très rapidement, que nous ne possédons pas les compétences nécessaires pour en extraire un avantage quelconque qui nous permettrait de devenir de meilleurs investisseurs dans la valeur et plus précisément de «Daubasses ». Continuer la lecture de Ecomérage, la fin d’un culte : les actions ne rapporteront plus 7% à long terme

Privilégier les achats sur les bourses européennes ou américaines ?

Incontestablement, ces 4 dernières années, les USA étaient bien une des « place to be » pour les investisseurs en actions.

Depuis la création de notre club, le 24 novembre 2008, le msci USA exprimé en euros a généré un rendement hors dividendes de 67,8 % alors que le msci Europe également exprimé en euros n’a offert qu’un retour hors dividendes de 26,8 %. Continuer la lecture de Privilégier les achats sur les bourses européennes ou américaines ?

Canons et violons

Le début d’année est assez mouvementé pour l’équipe des Daubasses.

Nous avons terminé 2011 en étant pris de frénésie acheteuse, nous étions restés tout aussi goinfres au tout début de 2012 mais, depuis quelques jours, nous sommes entrés dans une phase « vendeuse » : plusieurs de nos lignes sont devenues mûres pour une vente. Acheter la peur au ventre et vendre dans l’allégresse, telle est la devise du contrarian (nous aurions aussi bien pu vous parler de canons et de violons mais la maxime nous semblait trop commune).

Deux de ces lignes ont déjà été cédées avec des fortunes diverses (plus-value pour l’une, moins-value pour l’autre) parce qu’elles ne répondaient plus à nos critères. Mais deux autres sont sur le point d’être cédées en raison de la hausse foudroyante de leur cours. Comme toujours, nos abonnés ont été tenus au courant de ces opérations presqu’en temps réel.

Au cours des semaines qui viennent, nous allons vous détailler tout cela en vous présentant chacune de ces sociétés et en vous expliquant les raisons qui ont motivés tant leur achat que leur vente.

Nous espérons que vous pourrez, pour vos propres investissements, en tirer l’un ou l’autre enseignement

 

Les opportunités sectorielles

La chasse à la daubasse est plus fructueuse en période d’incertitudes économiques et financières : en effet, si ces périodes, sur le court terme, pénalisent le rendement d’un portefeuille, elles permettent de construire la performance future de ce même portefeuille.

Mais une approche  permet, selon nous,  de « sublimer » le rendement futur d’un portefeuille, c’est d’acheter dans une période d’incertitudes économiques et financières ET dans une zone géographique ou un secteur honnis de l’ensemble de la communauté financière.

Grâce à ce type d’approche, nous pensons qu’il est possible d’acquérir des « daubasses parmi les daubasses ».

Ainsi, pour notre portefeuille, nous avons acquis ces derniers mois, grâce aux différents apports d’argent frais, des actions issues de secteurs complètement délaissés par ce pauvre Mr Market :

          Tout d’abord, nous avons renforcé ou acquis des actions de deux entreprises liées au secteur de la papeterie : le prix de la pâte à papier trône pour l’instant sur des sommets et pèse donc sur les marges du secteur.  Nous pensons néanmoins qu’à moyen terme, soit le prix de la pâte à papier s’ajustera, soit les prix de vente des papetiers s’ajusteront.  Continuer la lecture de Les opportunités sectorielles

Le marché va-t-il nous obliger à nous mettre au « day trading » ?

Les plus attentifs parmi vous auront remarqué que, la semaine dernière, nous avons vendu notre ligne en Conn’s. Comme d’habitude, nos abonnés ont été avertis en temps réel de cette opération.

Le rendement final en euros et frais de courtage inclus est de +134 % et ce, en moins de 18 mois, ce qui devrait nous procurer une joie incommensurable, surtout en cette période de sentiments plutôt glacials et déprimants pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à une action.

La conclusion d’un « bagger » est toujours source d’un sentiment de satisfaction, de devoir accompli et aussi, reconnaissons-le, d’une petite poussée de vanité. Mais… chuuuutttt… ne le répétez à personne.

Néanmoins, dans le cas présent, nous ressentons un léger… comment dire… énervement ?

Laissez nous vous expliquer…

Le 5 décembre, le cours de l’action de notre « distributeur d’électronique grand public » culminait à plus de 12 dollars, ne nous laissant plus aucune marge de sécurité sur son actif tangible.

Fidèles à notre technique, nous avions placé un stop loss au cours de 10,53 usd avec pour objectif de tenter d’accompagner encore la hausse au cas où Mr Market surferait sur une vague d’optimisme béat au milieu d’un océan de déprime. Et ce fut raté… 

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Quelle formidable période boursière !

C’est vrai, cher(e) lecteur(trice), nous faisons un peu dans la provoc en employant un tel intitulé pour ce petit article.

D’ailleurs, la performance de -15 % réalisée par notre portefeuille depuis le début de l’année ne nous fait pas plaisir.

Et pourtant, depuis le commencement de la crise au cours de cet été, chacun d’entre nous éprouve une jubilation grandissante. Pourquoi une telle jubilation qui pourrait, pour certains, friser l’indécence ? Parce que notre idée d’investissement en « Daubasses », contrairement aux apparences, est construite sur une perspective de long terme. Et donc,  quand le marché chute suffisamment, nous savons que nous allons pouvoir trouver de nouvelles occasions d’investissement et donc de pouvoir augmenter le potentiel global du portefeuille (calculé en fonction de la VANT pondérée des sociétés qui le constituent), ce qui aura automatiquement le pouvoir d’amplifier notre performance dans le futur : c’est dans la descente aux enfers de fin 2008-début 2009 que nous avons bâti la performance globale de notre portefeuille, performance qui a largement dépassé nos espoirs les plus fous. Continuer la lecture de Quelle formidable période boursière !

Chassez le mouton, il revient sans cesse au galop ! Nos lecteurs sur la sellette… ???

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Une fois n’est pas coutume, cher(e)s lecteurs(trices), nous allons quitter le terre-à-terre des chiffres, du noir ou blanc, du oui ou non, pour entrer dans le territoire impalpable, du « moi », du rapport que chaque investisseur se doit d’acquérir avec lui-même pour aborder le marché. Il s’agit de traiter, comme l’a laissé deviner l’intitulé de cet article, de la psychologie de l’investisseur.

Nous pensons chez les Daubasses, surtout à partir de nos propres expériences réunies mais aussi de nos lectures que le travail psychologique de chaque investisseur est une composante majeure de la réussite. Une composante que nous jugeons supérieure à plus de 50% dans le poids de la panoplie d’outils dont dispose l’investisseur pour tenter de battre le marché à long terme. Continuer la lecture de Chassez le mouton, il revient sans cesse au galop ! Nos lecteurs sur la sellette… ???