Archives de catégorie : Les plus grands investisseurs

Faut-il encore acheter Berkshire sans Buffett ?

[édito proposé à nos abonnés dans la lettre du 10 avril 2026]

Le conflit au Moyen-Orient a plongé les marchés dans une nouvelle phase d’incertitude. Fidèle à notre approche, nous préférons ne pas commenter ces évènements. L’issue de ce conflit demeure hautement imprévisible et la situation peut évoluer rapidement, dans un sens comme dans l’autre, comme l’a illustré le rebond des marchés mercredi 8 avril (+5% en Europe et près de +3% aux États-Unis).

Dans ce contexte de volatilité exacerbée, il nous semble préférable de ne pas trop s’agiter. Opérer des revirements stratégiques majeurs ou tenter de « timer » le marché est rarement une bonne idée.

Pour prendre du recul face à cette actualité mouvementée, nous avons choisi de revenir sur les résultats et la lettre 2026 de Berkshire. Il s’agit de la première lettre de Greg Abel, qui a succédé à Warren Buffett l’an dernier au poste de CEO du conglomérat.

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« Cette fois, c’est différent »

[édito proposé à nos abonnés dans la lettre de septembre 2025]

Les mémos d’Howard Marks sont une source précieuse de réflexion. Son dernier texte, « The Calculus of Value » (« Le Calcul de la Valeur »), ne fait pas exception. Il allie bon sens et clarté pédagogique, et apporte un éclairage pertinent dans le contexte actuel en rappelant un principe fondamental en investissement : la relation entre prix et valeur.

Dans un marché où le narratif et la psychologie semblent avoir pris le pas sur les fondamentaux, et alors que la valorisation des marchés américains tutoie les sommets, ce mémo est une piqure de rappel bienvenue.

La valeur

La valeur, aussi appelée « valeur intrinsèque », correspond à ce que vaut un actif à un moment donné. Qu’il s’agisse d’actions, d’obligations, d’entreprises, ou d’immobilier, cette valeur est subjective et elle ne peut être trouvée nulle part, pas même par une intelligence artificielle.

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Warren Buffett, l’héritage invisible : ce qu’il n’a jamais fait (et pourquoi c’est ce qu’il a fait de mieux)

À 94 ans, Warren Buffett s’apprête à passer le flambeau en tant que PDG de Berkshire Hathaway. L’annonce de son départ marque la fin d’une ère.

Nous avons déjà longuement commenté son parcours, notamment à travers une série de cinq articles consacrés à sa biographie officielle, « L’effet boule de neige ». Ce que nous avions retenu, en substance, c’est que “faire du Buffett” n’est pas à la portée d’un investisseur particulier. Et après une carrière de plus de 70 ans, il serait bien présomptueux de prétendre résumer ce qu’est “faire du Buffett”.

Mais s’il est une chose qui caractérise la grandeur de Buffett, ce n’est pas seulement ce qu’il a accompli, c’est aussi ce qu’il a volontairement choisi de ne pas faire. Dans un monde qui valorise l’action précipitée, les modes passagères et la complexité ostentatoire, ce qu’il a refusé de faire constitue peut-être son héritage le plus précieux.

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Jean-Marie Eveillard, un investisseur résilient

[édito proposé à nos abonnés dans la Lettre mensuelle d’octobre 2024]

Jean-Marie Eveillard est un investisseur français et ancien gérant de fonds, âgé de 84 ans. Il a commencé sa carrière en tant qu’analyste financier à la Société Générale, à Paris, dans les années 1960. À l’époque, il n’avait aucune idée de ce qu’il faisait. Il se contentait de suivre aveuglément les recommandations de ses supérieurs. En résumé, son travail consistait à trader activement les grosses capitalisations des indices boursiers. Cette méthode lui a permis d’obtenir des performances médiocres, mais son entourage ne faisait guère mieux.

En 1968, Eveillard rejoint la société d’investissement Société Générale Asset Management (SGAM) à New York. C’est là qu’il entend parler pour la 1ère fois de Benjamin Graham, le père de l’investissement dans la valeur. Il lit ses livres Security Analysis et L’investisseur Intelligent qui seront pour lui une révélation.

Eveillard cherche à convaincre ses supérieurs de le laisser investir selon les préceptes de Graham, mais sans succès. Finalement, à l’âge de 39 ans, il acquiert enfin la liberté de prendre ses propres décisions d’investissement. Il est nommé à la tête de SoGen International, un fonds si petit et obscure que personne ne s’y intéresse. Lorsqu’il en prend la direction, le fonds ne gère que 15 millions de dollars d’actifs.

Sa nouvelle stratégie d’investissement est construite autour d’une idée centrale tirée de L’investisseur intelligent : « Le futur étant incertain, il faut minimiser les risques ».

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