Archives de catégorie : Anciens Éditos

Ancien édito : malgré Chypre !

joyeux noel et bonne année boursière 2016En cette période de trêve des confiseurs, l’équipe des daubasses prend un peu de repos bien mérité.

Entre pralines, foie gras et dindes, le tout copieusement arrosé d’Orval et autres nectars houblonnés, nous poursuivons notre traque incessante des plus belles daubasses.

Néanmoins, pour la partie rédactionnelle du blog, tout comme les années précédentes, nous avons plongé en apnée dans nos archives afin de vous proposer, cher(e) lecteur(trice), quelques anciens éditos de notre lettre mensuelle tels que nos abonnés ont pu les découvrir à l’époque.

C’est l’édito de la lettre d’avril 2013 que vous allez retrouver ci-dessous.

Excellente lecture !

Malgré Chypre…

Malgré la « crisette » chypriote, la « grande correction » que beaucoup attendent depuis des mois n’a pas encore eu lieu.

Quel que soit le critère choisi, on se rend compte que les prix payés pour acquérir « le marché » restent à des niveaux raisonnables, même si on ne peut plus parler de « prix cassés ».

Prenons l’indicateur de Morningstar qui établit la fair value de la bourse américaine selon la méthode de « l’actualisation des flux de trésorerie futurs » de chaque société.

valorisation du marché américain

Comme vous pouvez le constater, le graphique nous montre une légère surévaluation, phénomène qui n’est arrivé qu’à de rares occasions sur les douze dernières années.

« Mais les taux d’intérêt sont très bas, ce qui suppose une augmentation de la valeur d’actualisation des cash-flows futurs des sociétés prises en compte par Morningstar. Rien n’indique qu’ils se maintiendront à ce niveau au cours des années qui viennent. »

Absolument cher(e) abonné(e)… Mais prenons d’autres critères qui ne tiennent pas compte de ce contexte de taux, nous obtenons des résultats encore plus intrigants.

Voici par exemple un tableau qui reprend le rapport entre la capitalisation boursière d’un pays et son PIB. Dans la première colonne, le ratio moyen historique et dans la 2e colonne, le ratio actuel.

valorisation des marches d actions

Que constatons-nous ? Finalement, que seuls 3 marchés posent vraiment problème : les Etats-Unis, le Royaume-Unis et l’Allemagne. Vous noterez au passage, qu’outre les « pays daubasses de la zone euro », un certain nombre de marchés asiatiques présentent des valorisations encore relativement attrayantes, du moins globalement.

Mais c’est ici que les choses se corsent : les 3 pays « chers » représentent à eux trois, près de 50 % de la capitalisation boursière mondiale. Mais c’est aussi parmi ceux qui constituent notre terrain de chasse privilégié pour la chasse à la daubasse. Ils offrent en effet souvent une information financière fiable, les droits de propriété et des actionnaires y sont respectés et, last but not least, ils sont accessibles aux particuliers au départ de la plupart des courtiers en bourse classique.

Ce constat, nous le tirons également par notre expérience personnelle de chasseurs émérites : les opportunités correspondant à nos critères se font de plus en plus rare et nous atteignons un niveau de liquidité jamais atteint depuis nos débuts : 10,5 % du total, auquel il faut ajouter ce que nous recevrons probablement de notre apport à l’offre de rachat sur Elephant Capital, ainsi que ce que nous encaisserons vraisemblablement dans les semaines qui viennent sur plusieurs de nos participations qui arrivent à maturité et sur lesquelles nos plus-values sont déjà « actées » avec le placement de nos stop-loss. De quoi monter à un bon 13 % !

Nous continuons une traque acharnée pour découvrir les plus belles opportunités pour notre portefeuille et nous en trouvons !

Néanmoins, comme vous pouvez sans doute le constater, nous ne sommes pas passés récemment massivement à l’achat.

En effet, nous ne voulons pas reproduire nos erreurs de début 2011 (où vous remarquerez d’ailleurs que « l’indicateur de Morningstar » était plutôt en phase optimiste) : suite à une augmentation de capital et à la vente de l’une ou l’autre ligne, nous disposions de pas mal de liquidités et nous partions du principe qu’un investisseur value se devait d’être full invested : la hausse des marchés ne risquait-elle pas de se poursuivre, nous laissant sur le carreau et surtout sans opportunité(s) ?

Même si nous avions acheté en suivant à la lettre nos critères de décote et de solvabilité, nous nous sommes rendus compte que nous l’avions fait dans la précipitation et avec insuffisamment de réflexion, sans garder de cartouches. C’est effectivement à cette période que nous avons acheté d’obscures sociétés chinoises, renforcé d’autres chinoises déjà en portefeuille et acheté deux ou trois « Pink-Sheet » qui offraient une information financière très légère.

Aujourd’hui, nous sommes bien plus prudents : nous évitons évidemment les sociétés chinoises et n’achetons des sociétés cotées sur les marchés non-règlementés que si elles communiquent leurs données financières de manière régulière et claire.

Mais nous souhaitons aussi n’acquérir que des sociétés qui vont renforcer significativement le potentiel de notre portefeuille. Ainsi, comme vous pouvez le constater, le rapport cours/VANT pondéré de celui-ci est de 153 %. Ce qui signifie que, théoriquement, tout achat de sociétés présentant un potentiel inférieur fait baisser le potentiel du portefeuille.

C’est la raison pour laquelle nous n’avons, à ce jour, pas procédé à de nouvelles acquisitions. Nous continuons calmement à remplir notre watch list, nous analysons régulièrement l’une ou l’autre entreprise qui nous semble attrayante, mais nous ne passerons à l’achat que si nous trouvons des sociétés au rapport « rendement/risque » acceptable et avec un potentiel individuel qui ne pénaliserait pas le rendement global de notre portefeuille.

Ceci ne nous empêche pas de proposer à nos abonné(e)s nos meilleures opportunités du moment. Ainsi, dans cette lettre mensuelle, vous trouverez :

– Une techno qui répond parfaitement à nos critères d’investissement mais assez illiquide : nous aimerions une marge de sécurité supplémentaire pour compenser cette illiquidité

– Une autre techno assez décotée mais pas suffisamment pour répondre à nos critères et que nous plaçons sous surveillance

– Enfin une entreprise allemande qui répond parfaitement à nos critères et qui nous a réellement enthousiasmé. Nous avions rédigé l’analyse de celle-ci (nous n’écrivons pas seulement nos analyses dans le cadre des lettres mensuelles, en réalité, nous les écrivons avant tout pour nous-mêmes et nous obliger à traiter une société en profondeur avant de passer à l’achat) et, de manière unanime, comptions en acheter une belle portion… jusqu’à ce que nous nous rendions compte que l’action se négociait uniquement sur la bourse de Munich et non le Xetra. Notre courtier ne nous permet effectivement pas d’y opérer. Néanmoins, le travail étant réalisé, nous vous proposons cette analyse à titre de « bonus » pour les abonné(e)s qui, parmi vous, auraient la possibilité de l’acquérir.

 

Ancien edito : une approche festive et carnavalesque de l’investissement

joyeux noel et bonne année boursière 2016En cette période de trêve des confiseurs, l’équipe des daubasses prend un peu de repos bien mérité.

Entre pralines, foie gras et dindes, le tout copieusement arrosé d’Orval et autres nectars houblonnés, nous poursuivons notre traque incessante des plus belles daubasses.

Néanmoins, pour la partie rédactionnelle du blog, tout comme les années précédentes, nous avons plongé en apnée dans nos archives afin de vous proposer, cher(e) lecteur(trice), quelques anciens éditos de notre lettre mensuelle tels que nos abonnés ont pu les découvrir à l’époque.

C’est l’édito de la lettre « carnavalesque » de mars 2013 que vous allez retrouver ci-dessous.

Excellente lecture !

Approche carnavalesque

L’équipe des Daubasses profite d’une petite excursion européenne pour vous rapporter ses bons plans. En plein hiver, c’est la région de la Hesse et plus précisément dans la région de Rheingau, que nous avons notre lieu de villégiature. Peu connue au niveau européen, cette région allemande est réputée dans le pays comme destination touristique. Tout d’abord pour sa douceur de vivre. A quelques encablures de la financière et internationale Francfort, Rheingau est réputée pour sa bonhommie. En effet, il s’agit d’une des plus grandes régions viticoles allemandes. Les Riesling et autres Pinots Noirs (Spätburgunder, en allemand) n’ont rien à envier aux crûs français d’Alsace et de Bourgogne. Sans oublier le fameux « Sekt », un mousseux local tout à fait honnête qui vaut bien des crémants que nous pouvons trouver outre-Rhin. Le tout à des rapports qualité/prix intéressants.

Pour ne rien gâcher à cet aspect gastronomique, Wiesbaden, la capitale du Land (l’équivalent français administratif de la Région, mais avec une autonomie de gestion et de décision politique largement plus développée) est un haut lieu de détente avec ses sources thermales centenaires. Les nantis ne sont pas trompés, l’ancienne ville du Kaiser détient la densité de millionnaires la plus importante d’Allemagne. L’architecture vaut également le détour avec ses splendides bâtiments et ses grands boulevards pour la plupart pétions qui, ra-conte-t-on, ont été érigés dans le but de ressembler à Paris. C’est une impression d’espace, de grandeurs et de quiétude qui imprègne le promeneur rêveur. Ok, vous devez vous demander où nous voulons en venir. Quels rapports donc avec l’investissement avec cette balade en Allemagne ?

Tout d’abord, cette petite excursion se veut salvatrice pour tous ceux qui pensent qu’il faut absolument parcourir 10 000 km en avion pour se dépayser et découvrir de nouveaux lieux exceptionnels. Qui irait en plein hiver passer une semaine aux bords du Rhin, à Eltville ou Wiesbaden ? Bon, ok… Venons-en aux faits.

Cette période de l’année est en fait un peu « magique » en Allemagne. Il y a les allemands qui détestent et ceux qui adorent. Personne ne reste indifférent à cette période de Carnaval (Karneval), principalement fêtée dans l’Ouest de l’Allemagne (Cologne, Francfort, Mayence, Constance, …). Du même tonneau que toutes les fêtes carnavalesques à cette époque à travers l’Europe. Pendant plusieurs jours, les allemands fêtent la fin de l’hiver et se déguisent, font la fête, boivent (un peu..), les « carnavélistes » prennent possession des hôtels de villes et de tous les lieux de décisions politiques pendant plusieurs jours. Et surtout, il y a les fameuses parades.

C’est un événement étonnant pour le touriste qui ne connaît pas cette tradition. Par exemple, à Wiesbaden, une parade avec de nombreux chars défile pendant plusieurs heures. Environ 4 heures. Sur ces chars, des gens déguisés, plus ou moins masqués, bombardent littéralement une foule en furie sur les abords des rues, de toutes sortes de confiseries, chocolats, ballons, bières, bouteilles de vins (!), …

Les enfants sont les premiers concernés par cet évènement. Equipés d’un énorme sac, c’est à celui qui récupérera le plus de bonbons, chocolats, … En tant que chasseurs d’opportunités, pour nous, ce concept ne nous a pas laissé indifférent : récupérer toutes ces bonnes choses caloriques… gratuitement ! Quel Bonheur. Bien entendu, les enfants ne sont pas les seuls à s’adonner aux joies de la collecte de tous ces cadeaux. Lors des « largages » en plein air des présents, la foule se jette systématiquement vers les chars les bras en l’air pour tenter de capter en plein vol le maximum de choses. A ce moment critique, pour vous assurer de récupérer le maximum de confiseries, vous devez alors jouer des coudes, être plus grand que les autres, chasser ces « saloperies » de gosses qui trainent dans vos pattes, … Bref, vous êtes en concurrence directe avec une multitude de personnes, elles aussi, comme vous, avides de ces précieux présents gratuits.

Et là, au milieu de cette marée humaine, nous voyons un petit garçon qui n’est pas avec les autres. Mais que fait-il ? Pourquoi ne se rue-t-il pas vers les chars comme les autres enfants lors des envois de marchandises ? En fait, ce gamin, bien plus malin que les autres, ne se bat pas avec difficulté avec les enfants plus grands que lui, plus vifs et plus forts qui attrapent en plein vols les bonbons. Simplement, il récupère par terre tout ce que les gens n’ont pas réussi à attraper directement dans les airs. Son sac est plein de bonbons, son sourire grand jusqu’aux oreilles. En quelques minutes, il abat le travail équivalent à celui de plusieurs heures des autres enfants ! En fait, ce gamin a mis en place une stratégie qui lui permet de récupérer bien plus de confiseries que les autres enfants, avec beaucoup moins d’efforts. C’est peut-être une méthode moins « festive », mais pour le moins efficace et le résultat est là.

Ce comportement nous a rappelé celui de Warren Buffet comme expliqué dans sa biographie « L’effet boule de neige ». Alors qu’il n’était encore qu’un enfant, Warren adorait aller aux champs de course avec son copain Russ dans les années 40 à Ohama :

« Warren et Russ étaient trop jeunes pour parier, mais ils comprirent rapidement comment gagner de l’argent. Parmi les mégots de cigarette, les trainées de bière, les vieux programmes, et les restes de hot-dog, dans la crasse et la sciure des gradins d’Ak-Sar-Ben, des milliers de tickets abandonnés s’étalaient. Les garçons se transformaient en véritables chiens truffiers à la recherche de ces tickets.

« On appelle cela « faire les poubelles ». Au début de la saison des courses, beaucoup de gens viennent qui n’ont jamais vu une course sauf au cinéma. Et ils pensent que si leur cheval arrive en deuxième ou troisième position, ils n’ont rien gagné, parce qu’on accorde toute l’importance au gagnant. Ils jettent alors leurs billets d’entrée et leurs tickets de pari. Autre occasion où on peut se faire beaucoup d’argent : lorsqu’a lieu une course contestée. Une petite lumière s’allume pour dire «contesté » ou « protestations ». Alors, certaines personnes jettent leurs tickets. Entre temps, il suffisait pour nous de les récupérer. Nous ne les regardions même pas, nous ramassions tout ce qu’on trouvait. Le soir venu, on les examinait. C’était horrible, les gens crachaient par terre. Mais nous nous amusions beaucoup. Si je trouvais des tickets gagnants, ma tante Alice, qui ne s’intéressait pas du tout aux courses, les empochaient pour nous parce qu’ils ne donnaient pas d’argents aux enfants. »

Penser différemment, sortir des sentiers battus, paraître parfois étrange aux yeux des autres, … Autant de points dans lesquels l’équipe des Daubasse se reconnaît. Nous jouons sur notre différence, notre process original pour aller là où peu d’investisseurs vont. Notre but étant d’obtenir ainsi des rendements (bien) supérieurs à ce que la moyenne obtiendra.

Nous aurions peut-être dû prendre les coordonnées de ce bambin…

Ce mois-ci, nous vous emmenons également hors des sentiers battus avec une analyse d’un holding actifs en Indonésie et aux Philippines, dont nous avons acheté quelques titres pour notre portefeuille. Des pays d’Asie en pleine croissance bien loin des querelles sur les 0,3% ou 0,5% que nous cherchons à atteindre dans certains pays du vieux continent. Nous gardons néanmoins le cap « PEA » avec l’analyse d’une entreprise familiale française.

 

 

Ancien édito : investir au bon moment

vacances boursières

En cette période de douceur estivale, l’équipe des daubasses prend
un peu de repos bien mérité.

Certes, entre barbecues et farniente, nous poursuivons notre traque incessante des plus belles daubasses.

Pour la partie rédactionnelle du blog, tout comme les années précédentes, nous avons plongé en apnée dans nos archives afin de vous proposer, cher(e) lecteur(trice), quelques anciens éditos de notre lettre mensuelle tels que nos abonnés ont pu les découvrir à l’époque.

C’est l’édito de la lettre de février 2013 que vous allez retrouver ci-dessous.

Excellente lecture !

Investir au bon moment

A chaque édito, on commence par la proposition d’un titre. Moment toujours difficile! Franck pointe que cela sent le racolage, le presque « bois de Boulogne », en talon aiguille et guêpière ajustée! Cela commence mal!

Les autres Daubasses hibernent aux chaud de plus-values qui ne cessent de gonfler, tout comme leurs ronflements, entre deux battements de paupières indifférents. Ils ressemblent à des ours hibernant. Et pourtant sur le marché, la mode de ce début 2013 est délibérément tauromachique, brutal, avec muleta verte, banderilles en plastique et sirop de sang à la menthe poivrée! Le taureau est vraiment insolent… Le matador confiant…

Il faut donc développer pour convaincre. Et ce n’est jamais facile chez les Daubasses de convaincre : des éditos de trois, quatre pages ont étés plusieurs fois flambés au Zippo, ces derniers temps! Tout ceci pour vous dire que la concession est le cadet de leurs soucis, on devrait presque dire de nos soucis, sauf pour celui qui écrit l’édito !

Bon, reprenons, sur « Investir au bon moment sur le bon secteur » qui est au final le simple fruit d’une observation. C’est la première fois que nous observons les sociétés d’un secteur approcher leur VANT en choeur dans notre portefeuille. Il s’agit des promoteurs immobiliers représentés par l’Anglaise Barrat Developement PLC, L’Américaine AV Homes et de l’Allemande Adler Real Estate, du « ABAAAA » selon la notation de l’agence Daubasse, en 2008 pour les deux premières et en 2009 pour la dernière.

Nos amis investisseurs dans la valeur « Buffettienne » de l’époque, qualifiaient nos choix de véritable hérésie, d’inconscience, de paraplégie de nos lobes frontal, occipital, pariétal, temporal et ils ajoutaient même du cervelet et de la zone cortical du lobe frontal, celle qui vous permet de détecter le goût et l’odeur. En un mot, un manque de discernement complet!

Nous n’allons pas blâmer nos amis, plus avant cher(e) abonné(e), car rappelez-vous de cette terrible année 2007-2008, le début de la crise, une crise immobilière liée aux crédits pourris, les fameuses subprimes. Monsieur le marché n’a pas hésité à parler d’un nouveau 1929, quatre-vingt ans plus tard.

Et tous les acteurs se sont mis à échafauder des scénarios de plus en plus sombres. Sur le secteur immobilier, rien ne serait plus jamais pareil et que 20-30 ans seraient nécessaires pour retrouver les prix du sommet. Sur le marché, qui allait certainement aboutir à un Euro Stoxx 50 à 0,5 points et 1.5 points pour le S&P 500. Sur notre système, nous étions partis pour vivre la fin du capitalisme!

En gros, qu’est-ce que l’Equipe des Daubasses pouvait argumenter à l’époque, hormis la simpliste idée de bonnes affaires, de décotes sur la VANN, la VANE et une belle solvabilité, sur nos trois immobilières! Du vrai pipo pour tous les spécialistes, les aficionados du décryptage de l’actualité, du complot final, de l’Apocalypse selon Saint-Nouriel Roubiniol…!

Et pourtant, acheter Barrat Developpement à 50.08 pences, AV Homes (à l’époque nommé Avatar Holding, renforcé 2 fois) à 2.60$ (premier achat) ou encore Adler Real Estate à 0.68€, ne nous a pas paru déraisonnable. Au contraire, il y avait belle décote et bonne solvabilité.

Cinq ans plus tard, nos trois immobilières sont de multiple baggers et vont sans doute sortir sous peu de notre portefeuille dès qu’elles auront atteint et dépassé leur Valeur d’Actif Net Tangible.

Ce qui nous fait tout bizarre, c’est que nos même amis, ceux qui avaient jugé notre manque de discernement sur ces investissements immobiliers en 2008, semblent à présent s’intéresser au secteur… précisément au moment où nous apprêtons à en sortir, en argumentant que c’est nettement moins risqué dans un climat qui s’améliore, avec des perspectives toutes autres…

Nous n’allons donc pas nous plaindre si ce marché est prêt à nous acheter les trois entreprises précédemment citées à leurs VANT respectives et peut-être même au-delà : pour Barrat Developpement de 203 pences, pour AV Homes de 17.16$ et pour Adler Real Estate à 1.65€.

« Investir au bon moment sur le bon secteur », vous l’aurez compris, cher(e) lecteur(trice), n’est en aucun cas du ressort du « feeling » de l’investisseur, pas plus que de sa profonde « conviction ». C’est en fait la méthode « Daubasse », décote sur les actif Net-Net ou Net-Estate, solvabilité supérieur à 40%, et appliquée strictement, qui fait qu’en tant qu’investisseur vous vous trouvez au bon moment et en pleine tourmente, sur le bon secteur, le bon continent, la société ou les sociétés les plus solides.

Nous avions déjà évoqué le phénomène sur notre blog quand nous avions observé qu’investis à 80% sur des société américaines et 20% sur des sociétés européennes au début de l’aventure, en 2008, nous étions passés progressivement, et au gré des occasions dictées par notre process, à 40% de sociétés américaines et à 40% de sociétés européennes. Un rééquilibrage dicté seulement par les occasions trouvées.

Et c’est ce que nous observons aujourd’hui sur les secteurs, notre méthode nous menant droit sur le cataclysme, la fin probable, le pire, le sans espoir… Et nous sommes entrés sur le secteur sinistré des papetiers comme Crown Van Gelder. Plus récemment, sur des acteurs du solaire en berne final, comme PV Crystalox et REC. Et encore plus récemment, sur des acteurs technos très mal barrés…

Mais vous avez sans doute compris que le cataclysme, la fin probable, le pire, le sans espoir est synonyme de belles occasions, de baggers, et au final de grandes satisfactions d’investissement.

Il vous suffit d’avoir ou d’acquérir la volonté de vous laisser conduire par l’exigence des paramètres de Ben Graham : marge de sécurité, peu d’endettement et quelques autres détails facile à compiler… Du véritable noir sur blanc que nous essayons d’appliquer au mieux depuis plus de 4 ans et qui vous placera sans discontinuer au chœur de la tempête et des vraies occasions!

Dans cette lettre, nous vous présentons une occasion sortant des sentiers battus, sur de l’immobilier européen, sans doute un dernier «bon coup»! (NDLR : il s’agit de AXA Property Trust démasquée récemment sur ce blog) Et une superbe techno, qui n’a jamais fait le moindre profit, dans une niche technologique qui nous semble pouvoir littéralement exploser dans le futur, même si nous n’en sommes pas certains à 100%! (NDLR  : Semileds également démasquée)

Cela dit, vous êtes comme d’habitude les seuls juges. Excellente lecture à tous.

Ancien Edito : clap de fin …

vacances boursières

En cette période de douceur estivale, l’équipe des daubasses prend
un peu de repos bien mérité.

Certes, entre barbecues et farniente, nous poursuivons notre traque incessante des plus belles daubasses.

Pour la partie rédactionnelle du blog, tout comme les années précédentes, nous avons plongé en apnée dans nos archives afin de vous proposer, cher(e) lecteur(trice), quelques anciens éditos de notre lettre mensuelle tels que nos abonnés ont pu les découvrir à l’époque.

C’est l’édito de la lettre de décembre 2012 que vous allez retrouver ci-dessous.  Celui-ci a été publié quelques jours avant la date fatidique de fin du monde, telle qu’annoncée par les Mayas.

Excellente lecture !

Clap de fin…

C’est avec un pincement au coeur que nous prenons notre plume pour rédiger cet édito qui est celui de notre dernière lettre mensuelle.

Pourtant, nous avons encore un tas de choses à vous raconter et un grand nombre de réflexions à partager. Nous avons pris beaucoup de plaisir à échanger avec vous, que ce soit sur notre blog, par mail privé ou, tout simplement, au travers de nos lettres et articles.

Mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et cette lettre ne fait pas exception.

Quoi ! Vous stoppez tout ?

Hélas, cher(e) lecteur(trice), trois fois hélas …

Mais, mon abonnement ? J’ai payé pour un an, moi !

Vous pensez bien que, là où nous allons tous, le prix d’un abonnement à une lettre financière n’a plus grande importance.

Vous avez perdu la tête ? Vous avez trop chassé la daubasse et vous faites un « burn-out » ?

Si ce n’était que cela mais c’est bien pire, bien plus grave !

David Rosenberg avait raison !

Nouriel Roubini avait raison !

Olivier Delamarche avait raison !

Philippulus(1) avait raison !

Après plus de 4 ans d’existence, notre club d’investissement va disparaître, c’est la fin de 4 passionnantes années de chasse à la daubasses et d’un an et demi de lettres mensuelles. Nous n’aurons plus de débats acharnés, arrosés à l’Orval, sur les vertus de telle ou telle action … (c’est surtout l’Orval qui va nous manquer pour tout vous dire).

L’Hindenburg Omen(2) était là, bien visible depuis des siècles, nous allons tous mourir dans d’horrrrrribles souffrances, les Mayas l’ont annoncé : ce 21 décembre, c’est LA FIN DU MONDE.

Les amis, vous êtes bien raisonnables là ?

Vous n’allez quand même pas nous dire que vous y croyez à ce genre de prophétie. Dans votre dernière lettre mensuelle, vous disiez qu’il était impossible de prévoir la macro économie avec précision même à un horizon de quatre ou cinq ans et aujourd’hui, vous nous expliquez que vous accordez foi à des prédictions vieilles de plusieurs siècles ?

Heuuuu … Hum, comment dire …

En plus, vous savez combien il y en a eu des prévisions de fin du monde non avérées ?

Ben … heu … non

Des dizaines …

Il y a eu Charles Russell au 19e siècle, il y a eu les témoins de Jéhovah qui l’annoncent avec la régularité d’un métronome depuis plus de 80 ans, il y a eu David Koresh dans les années 90 de même que Harold Camping qui l’a annoncé à plusieurs reprises et la dernière fois, c’était pour … 2011.

Allons les gars des daubasses, ressaisissez-vous !

Vous pensez que nous avons été un peu … disons … excessifs ?

C’est le moins que l’on puisse dire …

Hum … effectivement, cher(e) lecteur(trice), il semble bien que nous ayons sombré dans le marasme ambiant.

Peter Diamandis, un éminent chercheur et entrepreneur américain l’explique dans son livre « Abundance: The future is better than you think ».

Les médias nous abreuvent « jusqu’à plus soif » d’informations négatives qui nous font sombrer dans la sinistrose. Pourquoi ? Parce que, naturellement, c’est vers ces informations négatives que nos esprits portent leur attention. Chaque seconde, nous sommes soumis à trop de données pour que nos cerveaux puissent les analyser et comme rien n’est plus important pour nous que la survie, ce sont les informations avertissant d’un danger que nous retenons en priorité.

Selon Diamandis, ce serait dû à une zone du lobe temporal de notre cerveau qui trie toutes les informations que nous recevons en recherchant tout ce qui pourrait nous porter atteinte.

C’est la raison pour laquelle, parmi toutes les données que nous recevons, notre instinct de survie nous fera retenir en priorité les mauvaises et c’est aussi pourquoi nous sommes généralement conditionnés à être plus pessimistes qu’optimistes.

Nous-mêmes dans nos investissements en daubasses avons tendance à envisager le « pire » avant de prendre la décision d’acheter, parce que si le pire est dans les cours, l’affaire ne peut être que bonne … mais peut-être aussi parce que notre lobe temporal nous y incite.

Ce n’est peut-être pas un hasard finalement si des prophètes de malheur rencontrent autant de succès parmi les médias et ce, même parmi des gestionnaires qui n’ont jamais rien prouvé en terme de capacité à créer de la valeur pour leurs clients.

En bref, si nous sommes heureusement conditionnés pour anticiper les dangers, nous ne devons pas laisser notre instinct animal prendre le dessus sur notre raison et nous vous remercions, ami(e) abonné(e) de nous avoir rappelé à l’ordre.

Alors, finalement, ce n’est pas votre dernière lettre ?

Bien sûr que non ! Les frères Böhm prétendent que les Mayas anticipent en réalité la fin du monde pour 2116 … de quoi nous laisser le temps d’écrire encore quelques lettres mensuelles …

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(1) Clin d’oeil à l’attention des « tintinophiles »

(2) L’Hinderburg Omen est un indicateur technique annonciateur de crash, pas très fiable en réalité puisque s’il s’est bien configuré avant les grandes corrections boursières des dernières années, il a aussi donné un nombre deux fois supérieurs de « faux signaux ».